Thursday, October 25, 2007

qui connait mika?

Pas moi, et je me rends compte que je suis bien le seul.

"T'es sérieux là? Tu le connais vraiment pas?"
" Mais où t'étais depuis un an? sur la Lune?"

Non, je ne connais pas Mika, et je dois maintenant affronter les regards et questions incrédules de mes collègues de bureau au moment de la pause café. Dans leur clémence, ceux-ci m'accordent une deuxième chance.

"Attends, tu le connais peut être pas de nom, mais t'as sûrement dû entendre l'un de ses tubes"

S'ensuit une session Youtube à la recherche des hits de ce Mika: "Grace Kelly", "Relax", etc.

"Alors? Non?? Jamais entendu? Mais tu aimes la musique? T'en écoutes de temps en temps?"

Mettons tout de suite les choses au clair: oui, j'écoute de la musique, j'aime la musique, je ne vis pas une seule journée sans musique. Seulement voilà, je ne connais pas Mika et ce qui me gêne le plus c'est non pas de ne pas le connaître, mais de très bien vivre sans. Parce qu'il vaut sûrement le détour ce Mika, vu les éloges de mes collègues. Mais de fournir ce surplus d'effort pour le découvrir et peut-être ensuite l'apprécier, accepter ces moments de sacrifice où je devrais choisir de ne pas écouter MA musique, celle que je connais et qui me procure un plaisir certain, au profit de morceaux inconnus dont il n'est pas dit qu'ils me siéront, je n'en suis plus capable.

Penser que ce que l'on pourrait découvrir au prix de petits efforts n'en vaut pas la peine, se satisfaire de ce que l'on connait en supposant que c'est de toute façon mieux que ce que l'on pourrait découvrir... Je ne suis peut-être pas encore vieux, mais j'en adopte déjà certains comportement frileux. Et ça, ça me gêne.

Wednesday, October 17, 2007

grève

Demain la grève. Pour en évaluer l'ampleur, il suffit d'énumérer les syndicats de la RATP qui ont lancé l'appel : CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSI, SUD, UNSA BUS, UNSA GATC et UNSA SAT.

Malgré les innombrables inconvénients et autres sujets d'énervements, la grève est l'unique moment où l'on peut observer certains specimens parisiens rares: l'homme d'affaire en costume trois pièces sur une trottinette slalomant entre les passants; ou l'élégante parisienne complètement perdue sans son taxi ou son métro et se résignant au bout du désespoir, à demander au premier passant où se trouve la Seine.

Pour oublier l'enfer qui attend les Parisiens demain, laissons Claude Lelouch nous faire rêver d'un Paris qui s'éveille paisiblement, et que l'on traverse en un éclair, de porte Dauphine à Montmartre, pour retrouver sa belle.