Sunday, January 10, 2010

mano solo 1963-2010

"Croyez pas que j'vous abandonne même si, encore une fois, je vous laisse le pire: les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme"




Sunday, July 06, 2008

déménagement

Ce blog vient de déménager ici.

Sunday, June 29, 2008

Thursday, June 26, 2008

vivre boire et mourir

Il existe deux manières d'exprimer son affection à un père qui boit trop: le réprimander à chaque fois qu'il tente de lever le coude, ou le laisser boire mais le raccompagner chez lui sain et sauf une fois qu'il est ivre mort.

On peut comprendre les deux attitudes. Les partisans de la réprimande font preuve d'exigence. Celle qu'on impose seulement à ceux qu'on aime. Ces réprimandes là valent plus chers que n'importe quelle indulgence, car il ne s'agirait pas d'indulgence, mais de négligence, voire d'indifférence que de ne pas ponctuer chaque gorgée de vin du paternel d'un: "papa, arrête de boire comme ça, tu vas te ruiner la santé! Tu veux voir grandir tes petits enfants oui ou merde? " Et qu'importe si un verre de plus ou de moins n'aura que peu d'incidence sur la santé d'un père au crépuscule de sa vie. Au contraire, ne pas le lui reprocher serait capituler face au temps qui passe.

Oui mais voilà pensent les partisans du laisser-faire, le temps passe sans qu'on ne puisse rien y faire. Et le papa, comme la maman, finit par mourir avec ou sans alcool. Lui reprocher ses excès, c'est se cacher derrière l'illusion confortable que l'alcool entraîne la mort, alors qu'en fait, c'est la vie qui entraîne la mort. Alors laissons-le terminer sa vie comme il l'entend: complètement bourré s'il en a envie, avec quelques jours d'avance ou de retard, quelle importance, pourvu que ces derniers jours soient remplis de bonnes choses, à défaut d'être éternels.

Wednesday, June 25, 2008

J


J drinks bloody mary at brunch, as many americans allegedly do, and can't believe wine loving French people have boring orange juice and coffee instead.

J will probably forever be remembered by the Cafe of charbon's barman, as he had never served bloody mary with brunch to anyone before.

J is found on her blog, gmail, im, facebook, twitter, linkedin, dopplr, tripit, skype, but never at home.

J types so fast and vigorously on her laptop that the sound could be used as a machine gun sound effect for a war movie.

J thinks her father drinks a lot, but rather than chide him, she would drive him home and put him to bed once he's smashed.

J's sentimental life is complicated right now.

J ate all the pickles in my fridge.

J is the youngest daughter of one of my mother's mother's brother's son. That is how we are related.

Thursday, June 19, 2008

pour la légalisation du dopage

Oui, bien sûr, le dopage dans le sport c'est mal, c'est de la triche, et tricher c'est mal, alors il ne faut pas se doper. Mais voilà: tout les sportifs se dopent.

Prenons par exemple le football, le plus populaire des sports: la France 98? tous dopés. La Corée de 2002? tous dopés, les Italiens de 2006? tous dopés, les Russes de 2008 ? tous dopés, les joueurs du championnat de France, la ligue la plus médiocre et la moins riche des ligues européennes? tous dopés.

Il ne faut pas être dans le saint des saints pour partager ce secret de polichinelle: le dopage généralisé est une évidence pour n'importe qui ayant un peu côtoyé le monde du sport de haut niveau, quelle que soit la discipline, surtout les plus populaires d'entre elles. Et ce n'est pas le peu d'entrain qu'a mis l'UEFA dans ses contrôles anti-dopage qui nous contredirait.

Alors arrêtons l'hypocrisie, nivelons la médecine du sport par le bas et légalisation le dopage. Après tout, il existe un sport où le sportif n'y est presque pour rien et la science presque pour tout: la formule 1. Et Senna ou Schumacher n'en sont pas moins des grands champions. Certes, mais la formule 1 moderne est chiante nous dira-t-on...

Monday, June 02, 2008

vu, lu, ou entendu cette semaine


30/05/2008
Station de métro "Grands Boulevards",
à l'entrée du quai de la ligne 9 direction Mairie de Montreuil.

vu, lu, ou entendu cette semaine

"Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J'ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour, je suis sorti, ébloui mais dégrisé. Marcel Proust m'avait appris que "la magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre". J'ai, sans le savoir, fait partie de cette famille. C'est la mienne. Je n'ai pas choisi cette lignée fatale, pourtant c'est grâce à elle que je me suis élevé dans le ciel de la création, que j'ai côtoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud, que je me suis trouvé, que j'ai compris que la rencontre la plus importante de la vie était la rencontre avec soi-même, pourtant j'ai choisi aujourd'hui de dire adieu à ce métier que j'ai tant aimé."
Yves Saint Laurent